DEMOGRAPHY

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Etats-Unis (Washington, DC) 09

DEMOGRAPHY

FEVRIER 1995 - VOLUME 32, NUMERO 1

96.09.1 - anglais - Douglas Lee ECKBERG, Department of Sociology, Winthrop University, Rock Hill, SC 29733 (E.-U.)

Estimation des taux d'homicide au début du vingtième siècle aux États-Unis : une approche par la prévision économétrique (Estimates of early twentieth-century U.S. homicide rates: An econometric forecasting approach) (p. 1-16)

Les registres des décès du Bureau du Recensement, comme l'indiquent les Mortality Statistics, constituent une source primordiale de statistiques sur l'homicide aux États-Unis au début du vingtième siècle. Ces données révèlent une hausse massive de l'homicide durant la première décennie du siècle, et une croissance continue jusqu'en 1933. Cette augmentation va à l'encontre de la tendance au recul de la violence dans les autres sociétés industrialisées. Mais, pendant le premier tiers du siècle, l'enregistrement des décès était incomplet ; il n'était effectif que dans un " espace d'enregistrement ", en expansion néanmoins, principalement formé, dans les premières années, par les États dont les taux d'homicide étaient habituellement bas. De plus, dans la première décennie du siècle, les homicides étaient souvent enregistrés comme décès accidentels. En conséquence, les hausses apparentes des taux d'homicide américains entre 1900 et 1933 peuvent être en partie artificielles. L'auteur utilise un processus à deux étapes pour traiter ces problèmes. En partant des données et commentaires contenus dans les premiers volumes des Mortality Statistics, il effectue une régression par la méthode des moindres carrés généralisés pour estimer le taux de sous-enregistrement. Il crée ensuite une série de modèles de régression de ce type pour évaluer les taux nationaux du début du siècle à partir des chiffres de " l'espace d'enregistrement ". Ces estimations remettent en question l'ampleur de l'évolution de l'homicide au début du siècle. (ETATS-UNIS, HOMICIDE, SOUS-ENREGISTREMENT, TENDANCE DE LA MORTALITE)

96.09.2 - anglais - Diane J. MACUNOVICH, Department of Economics, Williams College, Williamstown, MA 01267 (E.-U.), Richard A. EASTERLIN et Christine M. SCHAEFFER, Department of Economics, University of Southern California, Los Angeles, CA 9089-0253 (E.-U.), et Eileen M. CRIMMINS, Andrus Gerontology Center, University of Southern California, Los Angeles, CA 90089-0191 (E.-U.)

Les résonances du baby boom et de son reflux : évolution récente et future de la solitude chez les veuves âgées aux États-Unis (Echoes of the baby boom and bust: Recent and prospective changes in living alone among elderly widows in the United States) (p. 17-28)

Aujourd'hui, la grande majorité des veuves âgées qui ne sont pas dans des maisons de retraite vivent seules, en beaucoup plus grande proportion qu'il y a un quart de siècle. Les tendances par âge ont nettement évolué : la part des plus jeunes parmi ces veuves âgées isolées commence à diminuer, tandis que celle des plus âgées continue d'augmenter. Les auteurs utilisent un modèle suggéré par des travaux antérieurs pour expliquer l'apparition de cette différence, et ils estiment son évolution pour les trois prochaines décennies. Ils constatent que cette différenciation récente de la solitude des veuves selon leur âge est principalement due à l'évolution différentielle du nombre de membres de leurs familles respectives, apparue lorsque les parents du baby boom sont parvenus à l'âge de la retraite. Au cours des dix prochaines années, cette évolution va se poursuivre ; la solitude va sans doute devenir moins courante chez les veuves les plus jeunes que chez les plus âgées, à l'inverse de la tendance du dernier quart de siècle. Dans les deux premières décennies du siècle prochain, lorsque le baby boom affectera la dimension de la famille des veuves les plus âgées et que celle des plus jeunes sera affectée par le reflux de ce même baby boom, la différenciation par âge du cadre de vie des veuves âgées va de nouveau s'inverser. (ETATS-UNIS, VEUVE, PERSONNE AGEE, CONDITIONS DE VIE, PERSONNE SEULE, DIMENSION DE LA FAMILLE)

96.09.3 - anglais - Merril SILVERSTEIN, University of Southern California, Andrus Gerontology Center, University Park, Los Angeles, CA 90089-0191 (E.-U.)

Stabilité et évolution de la " distance temporelle " entre les personnes âgées et leurs enfants (Stability and change in temporal distance between the elderly and their children) (p. 29-46)

Sur la base d'un modèle évolutif de la migration aux âges avancés, l'auteur recherche comment la santé et les caractéristiques sociales des personnes âgées influencent la stabilité et l'évolution de leur " distance temporelle " avec leurs enfants. Il utilise les données de l'Étude longitudinale sur le vieillissement pour examiner aussi bien les modifications ponctuelles que les évolutions continues de cette proximité sur une période de quatre ans. Le déclin de la santé physique des parents âgés a augmenté la propension des parents et des enfants à une plus grande " proximité temporelle ". Parmi ceux qui ont vécu ce rapprochement, la conjonction de la détérioration de la santé et du veuvage a accru aussi bien le degré de proximité de ceux qui résident séparément que la probabilité de passage à la résidence commune. Les conclusions dépeignent une famille géographiquement élastique, qui s'adapte aux variations des besoins de ses membres âgés. (ETATS-UNIS, PERSONNE AGEE, CONDITIONS DE VIE, FAMILLE, DISTANCE SPATIALE, MIGRATION)

96.09.4 - anglais - Neil G. BENNETT, Department of Sociology, Yale University, PO Box 208265, Yale Station, New Haven, CT 06520 (E.-U.), David E. BLOOM, Department of Economics, Columbia University, New York, NY 10027 (E.-U.), et Cynthia K. MILLER, Office of Population Research, Princeton University, 21 Prospect Avenue, Princeton, NJ 08544 (E.-U.)

L'influence des naissances hors mariage sur la formation des premiers mariages (The influence of nonmarital childbearing on the formation of first marriages) (p. 47-62)

Les auteurs décrivent l'association négative que l'on observe aux États-Unis entre la maternité hors mariage et la probabilité de contracter ultérieurement un premier mariage, en contrôlant un certain nombre de variables potentiellement interférentes. La maternité hors mariage ne semble pas être le fait de femmes qui ont peu d'espoir de se marier. Ce serait plutôt un événement inattendu et non souhaité, dont l'effet sur la probabilité de premier mariage ultérieur est, tout compte fait, négatif. Les auteurs constatent que les femmes qui ont un ou plusieurs enfants hors mariage et qui reçoivent des allocations sociales ont une probabilité particulièrement basse de se marier par la suite, bien que rien ne prouve que les bénéficiaires de l'aide sociale aient de moindres espérances de mariage. Rien ne montre non plus que le discrédit associé à la maternité hors mariage joue un rôle important dans ce processus, ou que la charge de l'éducation des enfants réduise fortement le temps que les mères célibataires pourraient consacrer à la recherche d'un mari. (ETATS-UNIS, MERE CELIBATAIRE, PREMIER MARIAGE)

96.09.5 - anglais - Susan L. ETTNER, Department of Health Care Policy, Harvard Medical School, 25 Shattuck Street, Boston, MA 02115 (E.-U.)

L'impact de la prise en charge des parents âgés sur l'offre de main-d'oeuvre féminine (The impact of "parent care" on female labor supply decisions) (p. 63-80)

Les données de l'Enquête de 1986-1988 sur les revenus et la participation sont utilisées pour étudier comment la prise en charge informelle des parents âgés handicapés affecte l'offre de main-d'oeuvre féminine. Les analyses des variables pertinentes montrent que la cohabitation avec un parent handicapé conduit à une forte réduction du volume du travail, principalement sous forme de retrait du marché du travail. L'effet de l'aide fournie par des personnes extérieures au ménage n'est pas significatif, mais il est moins négligeable lorsque le temps consacré à l'entretien des parents âgés est important. Les projections des taux de participation féminine à la main-d'oeuvre devraient expliquer l'augmentation potentielle de la demande de soins entraînée par le vieillissement de la population américaine. (ETATS-UNIS, PERSONNE AGEE, PERSONNE A CHARGE, TRAVAIL FEMININ, PARTICIPATION DANS LA POPULATION ACTIVE)

96.09.6 - anglais - Elizabeth THOMSON et Yvonne BRANDRETH, Department of Sociology et Center for Demography and Ecology, 1180 Observatory Drive, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI 53706 (E.-U.)

La mesure de la demande de fécondité (Measuring fertility demand) (p. 81-96)

Cet article propose une conceptualisation multidimensionnelle de la demande de fécondité et teste des paramètres potentiels de mesure de chaque dimension, en utilisant les données d'une enquête téléphonique auprès de résidents du Wisconsin âgés de 18 à 34 ans. La plupart des types de mesure satisfont aux tests de niveaux d'intervalles ; tous ont obtenu d'excellents résultats pour la fiabilité des tests-retests. Les auteurs ne sont parvenues à des résultats probants que pour deux dimensions de la demande, l'intensité et la certitude ; les paramètres de centralité ne sont nettement associés à aucune des dimensions latentes. La certitude de la demande améliore la prévision de la fécondité attendue au-delà d'une simple mesure trichotomique (oui, non, ne sais pas), mais ce n'est pas le cas pour l'intensité de la demande. Les auteurs aboutissent à une justification mitigée de la conceptualisation de la demande de fécondité comme un simple continuum sur lequel le désir d'éviter une grossesse est à l'opposé du désir d'avoir un enfant. (ETATS-UNIS, MODELE THEORIQUE, FACTEUR DE LA FECONDITE, DEMANDE, MESURE)

96.09.7 - anglais - Larry L. BUMPASS, Center for Demography and Ecology, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI 53706-1393 (E.-U.), et R. Kelly RALEY, Carolina Population Center, University of North Carolina, Chapel Hill, NC 27516-3997 (E.-U.)

Pour une redéfinition des familles monoparentales : la cohabitation et l'évolution de la réalité familiale (Redefining single-parent families: Cohabitation and changing family reality) (p. 97-110)

Cet article examine les implications, en matière de prévalence et de durée de vie des familles sans père, de la forte évolution de la fécondité hors mariage, de la cohabitation sans mariage et des allées et venues entre le foyer familial et l'extérieur. Les auteurs comparent des estimations faites sur la base de définitions fondées, d'une part, sur le mariage et, d'autre part, sur la cohabitation. La durée de la première période monoparentale semble avoir augmenté si on se réfère au seul mariage, mais elle diminue considérablement lorsque les cohabitations sont prises en compte. Une proportion considérable de mères célibataires ont passé une partie de leur période monoparentale chez leurs propres parents. Les auteurs estiment donc que les définitions des familles monoparentales devraient être fondées sur le cadre de vie plutôt que sur l'état matrimonial des parents. (FAMILLE A PARENT UNIQUE, MARIAGE, COHABITATION, CONDITIONS DE VIE)

96.09.8 - anglais - Kenneth A. BOLLEN, David K. GUILKEY et Thomas A. MROZ, Carolina Population Center, University of North Carolina, Chapel Hill, NC 27516-3997 (E.-U.)

Les phénomènes binaires et les variables explicatives endogènes : tests et solutions, avec une application à la demande de contraception en Tunisie (Binary outcomes and endogenous explanatory variables: Tests and solutions with an application to the demand for contraceptive use in Tunisia) (p. 111-131)

Beaucoup de recherches démographiques étudient des phénomènes discrets, et les chercheurs pensent souvent que certaines des variables explicatives peuvent être influencées par les mêmes facteurs non observés qui déterminent le phénomène discret étudié. Dans les modèles linéaires, la solution classique de ce biais d'endogénéité potentiel est un estimateur comme celui des moindres carrés doubles. Ces méthodes ont été étendues aux modèles impliquant un nombre limité de variables dépendantes, mais on ne sait pas grand chose sur leurs performances quand on les applique aux types de données habituellement utilisées dans la recherche démographique. Cet article contribue à combler cette lacune en proposant un cadre analytique simple pour l'estimation des effets des variables explicatives sur les phénomènes discrets, qui contrôle les effets d'endogénéité potentielle de ces variables explicatives. Il examine aussi les tests d'exogénéité et de multicolinéarité des variables dépendantes et explicatives. Il résume les résultats d'une analyse de Monte Carlo sur les performances de ces techniques et les utilise pour suggérer comment les chercheurs pourraient aborder ces problèmes dans la pratique. Les auteurs appliquent ces méthodes à l'examen de l'impact des intentions de fécondité sur l'utilisation de la contraception, en exploitant les données de l'Enquête démographique et de santé tunisienne de 1988. (METHODOLOGIE, VARIABLE DEPENDANTE, VARIABLE INDEPENDANTE, PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION, TUNISIE)

MAI 1995 - VOLUME 32, NUMERO 2

96.09.9 - anglais - Kofi D. BENEFO, Department of Sociology, Brown University, Box 1916, Providence, RI 02912 (E.-U.)

Les déterminants de la durée d'abstinence sexuelle post-partum en Afrique de l'Ouest : une analyse à plusieurs niveaux (The determinants of the duration of postpartum sexual abstinence in West Africa: A multilevel analysis) (p. 139-158)

La question de savoir comment l'abstinence sexuelle post-partum réagit au changement social en Afrique de l'Ouest est importante parce que le recul de cette pratique peut élever le niveau de la fécondité et détériorer la santé maternelle et infantile. Cette étude utilise des données ivoiriennes, ghanéennes et camerounaises de la fin des années 1970 pour examiner les effets de la modernisation et du statut de la femme sur la durée d'abstinence. Selon les résultats, la modernisation et le statut de la femme seraient associés au recul de l'abstinence et à ses conséquences sur la fécondité et la santé. (COTE D'IVOIRE, GHANA, CAMEROUN, CONTINENCE POST-PARTUM, MODERNISATION, CONDITION FEMININE)

96.09.10 - anglais - Adrian E. RAFTERY, Steven M. LEWIS, University of Washington (E.-U.), et Akbar AGHAJANIAN, Fayetteville State University (E.-U.)

Effet économique ou effet idéologique ? Interprétation de la baisse de la fécondité légitime en Iran (Demand or ideation? Evidence from the Iranian marital fertility decline) (p. 159-182)

Le démarrage de la baisse de la fécondité est-il provoqué par des changements socio-économiques structurels ou par la diffusion de nouvelles idées ? La baisse de la fécondité légitime en Iran fournit un cadre quasi expérimental pour l'examen de cette question. Une énorme croissance économique a débuté en 1955 ; des changements idéologiques sensibles se sont produits en 1967. Selon les auteurs de cet article, la baisse de la fécondité est mieux expliquée par la théorie de la demande que par la théorie du changement des valeurs. Elle a commencé autour de 1959, juste après le démarrage de la forte croissance économique, mais bien avant les changements idéologiques. Elle a accompagné l'élargissement rapide de l'accès à l'enseignement primaire, et les auteurs n'observent aucun signe que les événements de 1967 aient eu un quelconque effet sur elle. Plus du quart de la baisse peut être attribué à la réduction de la mortalité des enfants, mécanisme clé de la théorie de la demande. Plusieurs autres résultats corroborent cette conclusion principale. (IRAN, BAISSE DE LA FECONDITE, FACTEUR DE LA FECONDITE, DEMANDE, IDEOLOGIE)

96.09.11 - anglais - William A. V. CLARK, Department of Geography, UCLA, 405 Hilgard Ave., Los Angeles, CA 90024 (E.-U.), et Peter A. MORRISON, RAND, 1700 Main St., Santa Monica, CA 90407 (E.-U.)

Les fondements démographiques de la prise d'influence politique dans les villes accueillant plusieurs minorités (Demographic foundations of political empowerment in multiminority cities) (p. 183-202)

Au fur et à mesure que la diversité ethnique et raciale s'accroît dans les villes américaines, les choix politiques peuvent unifier ou diviser leurs populations. Ces choix orientent les communautés vers deux types différents de pluralisme : la traditionnelle assimilation dans le " melting pot " ou une mosaïque complexe de revendications raciales et ethniques. Les points cruciaux de ce problème sont l'équité et la prise d'influence, et ils peuvent être accentués par la taille des populations minoritaires, leur structure et leur concentration spatiale. Les auteurs examinent deux modèles possibles de prise d'influence au niveau local : le modèle de la " prédominance ", dans lequel chaque groupe constitue la majorité des électeurs dans un des districts électoraux (ce qui renforce les tendances au séparatisme), et le modèle de " l'influence ", où un des groupes obtient le statut de " minorité influente " dans plusieurs districts (ce qui renforce les tendances unitaires). (ETATS-UNIS, VILLE, MINORITE ETHNIQUE, RACE, POLITIQUE)

96.09.12 - anglais - Douglas S. MASSEY, Population Studies Center, University of Pennsylvania, 3718 Locust Walk, Philadelphia, PA 19104-6298 (E.-U.), et Audrey SINGER, Population Research Center, University of Chicago, 1155 E. 60th Street, Chicago, IL 60637 (E.-U.)

Nouvelles estimations des migrations clandestines des Mexicains et de leurs risques d'arrestation (New estimations of undocumented Mexican migration and the probability of apprehension) (p. 203-214)

En utilisant une nouvelle source de données, les auteurs évaluent la probabilité d'arrestation des migrants mexicains qui tentent de franchir illégalement la frontière des États-Unis. Entre 1965 et 1989, ils obtiennent une probabilité moyenne d'arrestation de 0,35, ce qui confirme les estimations antérieures. Ils utilisent alors les probabilités annuelles pour estimer le volume brut des migrations illégales de Mexicains, et ils redressent ces chiffres pour en déduire des estimations de l'immigration clandestine nette. (ETATS-UNIS, MEXIQUE, IMMIGRATION ILLEGALE, ESTIMATION)

96.09.13 - anglais - Bruce A. CHRISTENSON, American Institutes for Research, 1791 Arastradero Road, PO Box 1113, Palo Alto, CA 94302 (E.-U.), et Nan E. JOHNSON, Department of Sociology, Michigan State University, East Lansing, MI 48824-1111 (E.-U.)

Les différences de mortalité adulte selon le niveau d'instruction : une évaluation à partir des certificats de décès du Michigan (Educational inequality in adult mortality: An assessment with death certificate data from Michigan) (p. 215-230)

En 1989, aux Etats-Unis, la mention du niveau d'instruction a été ajoutée au certificat officiel de décès. La présente étude exploite les certificats de décès du Michigan de la période 1989-1991, ainsi que le recensement de 1990, pour évaluer la qualité des données sur le niveau d'instruction figurant dans les certificats de décès, et pour étudier les différences de taux de mortalité par niveau d'instruction. Par une modélisation des logarithmes des taux, les auteurs font une analyse systématique de la variation des différences de mortalité par niveau d'instruction selon la race et le sexe au cours du cycle de la vie adulte. Les écarts de mortalité par niveau d'instruction se réduisent avec l'âge au même rythme pour les deux sexes et pour toutes les races. Les femmes réduisent leur mortalité légèrement plus que les hommes lorsqu'elles atteignent le niveau d'instruction secondaire, et un peu moins au-delà de ce niveau. Les Noirs gagnent autant que les Blancs en passant du secondaire au post-secondaire, mais moins en passant du primaire au secondaire. Ainsi, la baisse séculaire des taux de mortalité qui accompagne généralement le progrès historique de l'instruction pourrait être associée avec une augmentation des différences de mortalité entre Noirs et Blancs. Les auteurs examinent la qualité des données et donnent des indications pour les recherches futures. (ETATS-UNIS, MORTALITE ADULTE, MORTALITE DIFFERENTIELLE, RACE, NIVEAU D'ENSEIGNEMENT)

96.09.14 - anglais - James C. CRAMER, University of California, Davis, CA (E.-U.)

Les différences raciales et ethniques de poids à la naissance : rôles du revenu et des aides financières (Racial and ethnic differences in birthweight: The role of income and financial assistance) (p. 231-248)

Cet article essaie d'expliquer les différences de poids à la naissance observées entre les Noirs, les Blancs anglo-saxons, les Chicanos et les autres groupes raciaux et ethniques. L'analyse est centrée sur le rôle du revenu et des aides financières d'origine familiale ou publique. En utilisant les données des Enquêtes longitudinales nationales sur la jeunesse, l'auteur construit un modèle causal du poids à la naissance comprenant des facteurs de risque démographiques et sociaux exogènes et les déterminants proches du poids à la naissance. Une part considérable de l'écart de poids à la naissance entre les Blancs anglo-saxons et les autres groupes ethniques (spécialement les Noirs) peut être expliquée par les caractéristiques socio-économiques et démographiques défavorables de ces derniers. En revanche, les Noirs et les autres minorités ethniques fument moins et ont d'autres caractéristiques favorables qui réduisent les différences de poids à la naissance. Lorsque ces facteurs sont contrôlés, de grandes différences de poids à la naissance entre groupes ethniques subsistent, qui ne sont pas explicables par le revenu et les autres facteurs socio-démographiques. (ETATS-UNIS, POIDS A LA NAISSANCE, RACE, GROUPE ETHNIQUE, REVENU)

96.09.15 - anglais - Pedro M. HERNANDEZ, Andrea H. BELLER, Division of Consumer Sciences, University of Illinois, Urbana, IL 61801 (E.-U.), et John W. GRAHAM, Department of Economics, Rutgers University, Newark, NJ 07102 (E.-U.)

Evolution du rapport entre le versement des pensions alimentaires et la réussite scolaire des enfants, de 1979 à 1988 (Changes in the relationship between child support payments and educational attainment of offspring, 1979-1988) (p. 249-260)

Les auteurs examinent l'évolution, au cours des années 1980, de l'effet du versement des pensions alimentaires sur la réussite scolaire des enfants âgés de 16 à 19 ans aux États-Unis, et recherchent les raisons pour lesquelles les pensions alimentaires ont un impact plus important que les autres sources de revenu. Ils utilisent les données des Enquêtes sur la situation démographique de 1979 et 1988, qui couvrent une période où les progrès du contrôle de l'application de la loi pourraient avoir fait croître la proportion des pères réticents au paiement des pensions alimentaires. Ils vérifient empiriquement leur hypothèse que l'effet positif des pensions alimentaires sur l'instruction des enfants a quelque peu diminué au cours de cette période, aussi bien en termes absolus que par comparaison avec d'autres types de revenu. (ETATS-UNIS, PENSION ALIMENTAIRE, ENFANT, NIVEAU D'ENSEIGNEMENT)

96.09.16 - anglais - Diane N. LYE, Department of Sociology, University of Washington, Box 353340, Seattle, WA 98195-3340 (E.-U.), Daniel H. KLEPINGER, Battelle Centers for Public Health Research and Evaluation (E.-U.), Patricia DAVIS HYLE et Anjanette NELSON, University of Washington, Seattle, WA (E.-U.)

L'environnement familial dans l'enfance et les relations des enfants adultes avec leurs parents (Childhood living arrangements and adult children's relations with their parents) (p. 261-280)

Dans cet article, les auteurs examinent l'influence du cadre de vie au cours de l'enfance sur les relations entre les enfants adultes et leurs parents. Par comparaison avec les personnes qui ont été élevées dans des familles intactes, celles dont les parents ont divorcé ont des contacts peu fréquents avec ceux-ci et font état d'une relation de moindre qualité. On observe ces effets négatifs aussi bien à l'égard du parent qui avait la garde de l'enfant qu'à l'égard de l'autre parent, mais l'effet est plus important dans ce dernier cas. Le remariage du parent gardien tend à effacer les effets négatifs du divorce sur la relation avec lui, et à les amplifier au contraire à l'égard de l'autre parent. Plus une personne a vécu séparée d'un de ses parents, plus lâches sont ses relations avec le parent qui n'avait pas la garde de l'enfant. (RELATIONS INTERPERSONNELLES, PARENT, ENFANT, DIVORCE, GARDE DE L'ENFANT)

96.09.17 - anglais - Robin M. WEINICK, Agency for Health Care Policy and Research, 2101 East Jefferson Street, Suite 500, Rockville, MD 20852 (E.-U.)

La corésidence : l'expérience des femmes américaines et de leurs parents au cours du vingtième siècle (Sharing a home: The experiences of American women and their parents over the twentieth century) (p. 281-297)

Les tendances et les déterminants de la corésidence des filles et de leurs parents au cours du vingtième siècle sont examinés à partir des données de l'Enquête nationale sur les familles et les ménages de 1987-1988. Les jeunes femmes des générations les plus récentes quittent plus tôt le foyer de leurs parents, mais ont davantage tendance à y revenir, que celles des générations plus anciennes. Les générations sont très homogènes quant à la proportion de la vie passée dans le foyer des parents. Dans les générations 1900-1929, la probabilité pour une fille qu'un de ses parents vienne vivre avec elle un jour ou l'autre est à peu près de 15 % ; les générations plus jeunes ont jusqu'à présent des probabilités par âge similaires. L'auteur étudie les explications de ces tendances. (ETATS-UNIS, COHABITATION, FILLE, PARENT)

AOUT 1995 - VOLUME 32, NUMERO 3

La démographie des familles et des ménages

96.09.18 - anglais - Andrew J. CHERLIN, Johns Hopkins University (E.-U.), Kathleen E. KIERNAN, London School of Economics and Political Science, Londres (R.-U.), et P. Lindsay CHASE-LANSDALE, Harris Graduate School of Public Policy Studies, University of Chicago (E.-U.)

Les comportements démographiques des jeunes adultes qui ont vécu le divorce de leurs parents pendant leur enfance (Parental divorce in childhood and demographic outcomes in young adulthood) (p. 299-318)

Les auteurs ont tenté d'examiner l'impact du divorce des parents sur les comportements démographiques ultérieurs de leurs enfants, en exploitant une enquête nationale longitudinale sur les enfants en Grande-Bretagne. Cette analyse contrôle les caractéristiques des enfants et de la famille avant la rupture, y compris les problèmes affectifs, le développement cognitif et le statut socio-économique. Les résultats montrent qu'à l'âge de 23 ans, les personnes dont les parents ont divorcé quand elles étaient enfants sont plus susceptibles de quitter le domicile familial pour cause de frictions, de cohabiter et d'avoir un enfant hors mariage que celles dont les parents n'ont pas divorcé. Mais les enfants de parents divorcés, une fois jeunes adultes, ne sont ni plus ni moins enclins à se marier et à avoir un enfant légitime. De plus, même parmi les enfants de divorcés, la grande majorité n'ont pas quitté le domicile familial pour cause de frictions, et n'ont pas eu d'enfant illégitime. (ROYAUME-UNI, DIVORCE, PARENT, ENFANT, NUPTIALITE, FECONDITE)

96.09.19 - anglais - Frank F. FURSTENBERG Jr., Department of Sociology, University of Pennsylvania (E.-U.), Saul D. HOFFMAN, Department of Economics, University of Delaware (E.-U.), et Laura SHRESTHA, Population, Health, and Nutrition Department, The World Bank (E.-U.)

L'effet du divorce sur les transferts intergénérationnels : nouveaux résultats (The effect of divorce on intergenerational transfers: New evidence) (p. 319-334)

Cet article exploite de nouvelles données sur les transferts intergénérationnels de temps et d'argent, recueillies dans le cadre du Panel Study of Income Dynamics, afin d'examiner les effets du divorce sur ces transferts. Il s'avère que le moment du divorce est un élément crucial. Les pères et les mères qui divorcent tardivement ont des niveaux égaux de transfert avec leurs enfants adultes, alors que si l'enfant est encore jeune quand ses parents divorcent, les transferts avec la mère augmentent et les transferts avec le père diminuent fortement. Fait étonnant, les résultats ne confirment pas l'idée que les pères qui paient une pension alimentaire pour l'enfant seraient plus impliqués dans les transferts intergénérationnels que ceux qui n'en paient pas. (ETATS-UNIS, DIVORCE, PARENT, ENFANT)

96.09.20 - anglais - Ellen A. KRAMAROW, Population Studies Center, University of Michigan, 1225 South University Avenue, Ann Arbor, MI 48104-2590 (E.-U.)

Les personnes âgées isolées aux Etats-Unis : perspectives historiques sur l'évolution des ménages (The elderly who live alone in the United States: Historical perspectives on household change) (p. 335-352)

Un des changements les plus spectaculaires de ce siècle dans la vie des personnes âgées aux Etats-Unis est l'augmentation de la proportion de veuves âgées qui vivent seules. L'auteur examine cette transformation en comparant les déterminants de la solitude des veuves âgées à quatre époques : 1910, 1940, 1960 et 1990. Il calcule des modèles de régression logistique de la probabilité de vivre seul et en déduit la proportion attendue de veuves âgées isolées, selon divers scénarios d'hypothèses de changement social. Cette analyse indique qu'il n'y a pas qu'un seul facteur responsable de l'augmentation de la solitude chez ces personnes. L'évolution des valeurs au cours du temps s'avère avoir une responsabilité importante et directe dans la hausse de la probabilité de vivre seul quand on est vieux en cette fin du siècle, indépendamment de l'effet de la hausse des niveaux de revenu. Ces résultats sont discutés à la lumière des recherches antérieures sur le cadre de vie des personnes âgées, qui combinent des explications démographiques, économiques et culturelles du changement. (ETATS-UNIS, PERSONNE AGEE, PERSONNE SEULE, VEUVE)

96.09.21 - anglais - John R. LOGAN et Glenna D. SPITZE, Department of Sociology, State University of New York at Albany, Albany, NY 12222 (E.-U.)

Egocentrisme et altruisme dans les relations intergénérationnelles (Self-interest and altruism in intergenerational relations) (p. 353-364)

L'égocentrisme et l'altruisme dans les relations entre les générations peuvent se manifester aussi bien au sein de la famille que dans la sphère publique. La présente étude compare les attitudes des groupes d'âge 40-49, 50-59, 60-69, 70-79 et 80 ans et plus quant à ce qui est " convenable " en matière de relations parents-enfants et de programmes gouvernementaux pour les personnes âgées. Dans le domaine privé comme dans le domaine public, les personnes les plus âgées sont très généralement les moins enclines à adopter une position privilégiant le troisième âge. Ce constat subsiste quand on contrôle diverses caractéristiques dans les analyses multivariées. C'est l'altruisme, et non l'égocentrisme, qui semble inspirer les attitudes de la génération la plus âgée dans cet échantillon. Ce résultat devrait atténuer les conflits potentiels relatifs à l'équité des échanges intergénérationnels, aussi bien au sein de la famille que dans les politiques sociales. (ETATS-UNIS, RELATIONS INTERPERSONNELLES, VIEILLESSE, PSYCHOLOGIE SOCIALE)

96.09.22 - anglais - Arleen LEIBOWITZ et Jacob Alex KLERMAN, RAND, 1700 Main Street, PO Box 2138, Santa Monica, CA 90407-2138 (E.-U.)

Explication de l'évolution de l'activité professionnelle des mères mariées à travers le temps (Explaining changes in married mothers' employment over time) (p. 365-378)

L'activité professionnelle des femmes mariées qui ont des enfants à l'école maternelle a considérablement augmenté entre 1971 et 1990. A l'aide de données de l'Enquête sur la situation démographique, les auteurs observent qu'environ un cinquième de l'augmentation de l'offre de travail peut être attribué à l'évolution des caractéristiques démographiques des mères (âge, niveau d'instruction et nombre d'enfants). L'évolution des possibilités d'emploi rémunéré pour les jeunes mères et leurs maris explique également un cinquième de l'augmentation de l'activité. Sur les vingt années considérées, les enfants de plus de trois mois ont fait de moins en moins obstacle à l'emploi maternel, tandis que l'offre de travail des femmes devenait plus sensible à leurs propres possibilités d'emploi, et moins sensible à celles de leurs maris. (ETATS-UNIS, MERE, TRAVAIL FEMININ, OFFRE DE MAIN-D'OEUVRE)

96.09.23 - anglais - Lynn A. KAROLY, RAND Corporation, 1700 Main Street, Santa Monica, CA 90407 (E.-U.), et Gary BURTLESS, The Brookings Institution, 1775 Massachusetts Avenue NW, Washington, DC 20036 (E.-U.)

Evolution démographique, accroissement de l'inégalité des revenus et niveaux de bien-être individuel, 1959-1989 (Demographic change, rising earnings inequality, and the distribution of personal well-being, 1959-1989) (p. 379-406)

Les auteurs recourent à des méthodes nouvelles pour déterminer l'origine des grandes fluctuations (forte diminution, suivie d'une augmentation rapide) des inégalités de revenu individuel entre 1959 et 1989. La hausse de la proportion des familles monoparentales a eu tendance à relancer l'inégalité à travers toute la période. Quarante pour cent de la réduction des inégalités de revenu survenue au cours des années 1960 s'expliquent par la réduction des inégalités de salaires parmi les hommes chefs de famille ; plus du tiers de l'augmentation des inégalités après 1969 est dû à la montée en flèche des écarts de revenu chez les hommes. Depuis 1979, les gains de revenu des femmes ont creusé les écarts parce qu'ils se sont de plus en plus concentrés dans les familles à revenu élevé. (ETATS-UNIS, DEMOGRAPHIE ECONOMIQUE, REPARTITION DU REVENU)

96.09.24 - anglais - Robert A. MOFFITT, Department of Economics and Population Studies and Training Center, Brown University (E.-U.), et Michael S. RENDALL, Department of Consumer Economics and Housing, Cornell University (E.-U.)

Les femmes chefs de famille aux Etats-Unis (1968-1985) \: tendances longitudinales de ce statut dans le cycle de vie (Cohort trends in the lifetime distribution of female family headship in the United States, 1968-1985) (p. 407-424)

Les auteurs exploitent le fichier de l'Enquête longitudinale sur la dynamique du revenu (PSID) pour estimer les tendances longitudinales de la fréquence et de la durée du statut de femme chef de ménage au cours du cycle de vie. Des techniques d'analyse des biographies sont utilisées pour estimer les probabilités de transition à l'égard de ce statut (entrées et sorties) en tenant compte d'effets de durée et de troncature à gauche des intervalles. Le nombre moyen d'années passées comme chef de ménage entre 14 et 59 ans a énormément augmenté de 1968 à 1985. Cette augmentation provient de la hausse du nombre de périodes passées dans ce statut, y compris l'augmentation du nombre de femmes qui se sont trouvées au moins une fois dans cette situation, et absolument pas de l'allongement de la durée des périodes passées à la tête du ménage ; celle-ci a d'ailleurs baissé légèrement. (ETATS-UNIS, CONDITION FEMININE, CHEF DE MENAGE, ANALYSE DES BIOGRAPHIES, CYCLE DE VIE)

96.09.25 - anglais - Larry L. BUMPASS, Center for Demography and Ecology, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI 53706-1393 (E.-U.), R. Kelly RALEY, Carolina Population Center, University of North Carolina, Chapel Hill, NC 27516-3997 (E.-U.), et James A. SWEET, Center for Demography and Ecology, University of Wisconsin-Madison, Madison, WI 53706-1393 (E.-U.)

Evolution du profil des familles recomposées \: les effets de la cohabitation et des naissances hors mariage (The changing character of stepfamilies: Implications of cohabitation and nonmarital childbearing) (p. 425-436)

Le divorce, la procréation hors mariage et la cohabitation redessinent le concept de famille aux Etats-Unis. Du fait de ces changements, nos définitions traditionnelles de la famille ont progressivement cessé de couvrir les unités sociales pertinentes. Les auteurs ont remarqué qu'une proportion significative des familles définies officiellement comme monoparentales sont en fait des familles à deux parents non mariés. Le présent article étend cette perspective au cas des familles recomposées. Les auteurs élargissent leur définition des familles recomposées pour y inclure la cohabitation impliquant un enfant d'un seul des deux partenaires, et ils doivent reconnaître le rôle important joué par les naissances hors mariage à l'origine des familles recomposées. Il s'avère que la cohabitation et la procréation hors mariage sont des facettes de plus en plus importantes du concept de famille recomposée depuis plus de vingt ans. En définissant ce type de famille uniquement en termes de mariage, on sous-estime nettement les niveau et tendance de ce phénomène : quand la cohabitation est prise en compte, environ deux femmes sur cinq et 30 % des enfants sont susceptibles de passer un certain temps au cours de leur vie dans une famille recomposée. (ETATS-UNIS, COMPOSITION DE LA FAMILLE, DESINTEGRATION DE LA FAMILLE, COHABITATION, FECONDITE ILLEGITIME)

96.09.26 - anglais - Lee A. LILLARD, RAND, 1700 Main Street, Santa Monica, CA 90407 (E.-U.), Michael J. BRIEN, Department of Economics, University of Virginia, 114 Rouss Hall, Charlottesville, VA 22903 (E.-U.), et Linda J. WAITE, Population Research Center, NORC et The University of Chicago, 1155 E. 60th Street, Chicago, IL 60637 (E.-U.)

Cohabitation prénuptiale et dissolution ultérieure du mariage : un problème d'auto-sélection ? (Premarital cohabitation and subsequent marital dissolution: A matter of self-selection?) (p. 437-458)

Il semble que les conjoints qui ont cohabité avant leur mariage soient plus susceptibles de divorcer. Cela peut être dû à un effet d'auto-sélection, les personnes les plus prédisposées au divorce pratiquant davantage la cohabitation prénuptiale. Les auteurs utilisent des méthodes économétriques nouvellement développées pour aborder directement l'aspect endogène de la cohabitation avant le mariage dans le risque de divorcer, en supposant que les facteurs d'hétérogénéité non observés sont corrélés aux décisions de cohabiter et de divorcer. Ces méthodes sont appliquées aux données de l'Etude longitudinale nationale sur la promotion d'étudiants 1972. Les auteurs observent une hétérogénéité significative aussi bien pour la cohabitation que pour le divorce, et démontrent l'aspect auto-sélectif de la cohabitation. (ETATS-UNIS, DIVORCE, COHABITATION)

96.09.27 - anglais - Vicki A. FREEDMAN, Agency for Health Care Policy and Research, 2101 E. Jefferson Street, Suite 500, Rockville, MD 20852 (E.-U.), et Douglas A. WOLF, Center for Policy Research, Syracuse University, 426 Eggers Hall, Syracuse, NY 13244 (E.-U.)

Une étude de cas sur l'utilisation de la technique d'imputation multiple (A case study on the use of multiple imputation) (p. 459-470)

L'imputation multiple est une technique relativement récente permettant de traiter les valeurs manquantes dans des données d'enquête. Au lieu de supprimer les observations pour lesquelles une valeur manque, ou de combler les lacunes par une valeur unique, on remplace chaque lacune par deux valeurs ou plus. On peut alors faire des inférences avec la totalité des données. Les auteurs présentent une application de la technique d'imputation multiple aux données de l'Enquête nationale sur les familles et les ménages de 1987-1988. Les auteurs traitent ainsi plusieurs indicateurs binaires indiquant si la mère ou la belle-mère de la personne interrogée est mariée ou non. Des statistiques descriptives sont alors dressées pour l'échantillon des enfants adultes dont la mère ou belle-mère n'est pas mariée. (METHODOLOGIE, APUREMENT DES DONNEES)

96.09.28 - anglais - Frances K. GOLDSCHEIDER, Population Studies and Training Center, Brown University, Providence, RI 02912 (E.-U.)

Entre les niveaux individuel et national : la démographie des familles et des ménages (Interpolating demography with families and households) (p. 471-480)

L'auteur estime que le domaine de la démographie des ménages et des familles joue un rôle crucial dans le développement de notre compréhension des déterminants et des conséquences des tendances démographiques. Comme la commune, la famille et le ménage se situent entre les deux niveaux auxquels se situe habituellement la recherche démographique : le niveau individuel et le niveau national. Les résultats des travaux présentés dans les articles de ce numéro sont utilisés pour illustrer les voies par lesquelles les relations entre les générations et entre les sexes modèlent les processus démographiques. (RECHERCHE DEMOGRAPHIQUE, MENAGE, DEMOGRAPHIE DE LA FAMILLE)


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