REVUE EUROPEENNE DES MIGRATIONS INTERNATIONALES

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France (Poitiers) 30

REVUE EUROPEENNE DES MIGRATIONS INTERNATIONALES

1995 - VOLUME 11, NUMERO 1

MARSEILLE ET SES ETRANGERS

96.30.1 - français - Emile TEMIME, Université de Provence, 6 boulevard Paul Doumer, 13006 Marseille (France)

Marseille XXe siècle : de la dominante italienne à la diversité maghrébine

Marseille a toujours été une ville de migration. Mais il s'agissait pour l'essentiel, jusqu'à la fin du XXe siècle, d'une migration de proximité à dominante italienne. L'arrivée de travailleurs coloniaux, surtout nord-africains, correspond au " repli impérial " esquissé dans la première moitié du XXe. Cette migration à dominante algérienne est importante pour l'ensemble de l'économie française, mais aussi pour l'économie du Maghreb qu'elle soutient financièrement. La place primordiale prise récemment dans la cité par les minorités nord-africaines est pourtant singulièrement complexe, marquée à la fois par le taux de chômage élevé qui affecte des travailleurs sans qualification et par la naissance d'un négoce à ramifications internationales. (FRANCE, METROPOLE, IMMIGRATION, HISTOIRE, AFRIQUE DU NORD)

96.30.2 - français - Alain TARRIUS, Département de Sociologie, Université de Toulouse Le Mirail, 31058 Toulouse Cedex (France)

Naissance d'une colonie : un comptoir commercial à Marseille

Le quartier de Belsunce, dans le centre historique de Marseille, accueille, depuis le XIXe siècle, des diasporas de migrants méditerranéens (Italiens, Arméniens, Juifs Séfarades, Maghrébins) qui développent là des activités économiques favorables à leur insertion dans la société française. Jusqu'en 1987, les Algériens dominaient la représentation maghrébine et perpétuaient le rôle historique de ce quartier. Depuis, ce sont des entrepreneurs tunisiens et marocains, aux profils de nomades internationaux, qui ont provoqué le basculement d'une économie communautaire locale vers l'économie souterraine mondiale, vers une forme proche du comptoir colonial, à partir de leurs relations avec les Turcs pour les Marocains passés par Bruxelles et Madrid, avec les Italiens et les Libanais pour les Tunisiens passés par la Lybie, l'Espagne et l'Italie. D'un espace social favorable à l'entrée dans l'identité française, ce quartier est devenu un lieu d'affirmation des initiatives de l'altérité. L'auteur analyse la complexité de cette transformation sociale et économique et ses effets sur le dispositif urbain qu'est Belsunce. (FRANCE, METROPOLE, IMMIGRATION, RELATIONS ECONOMIQUES)

96.30.3 - français - Lamia MISSAOUI

Généralisation du commerce transfrontalier : petit ici, notable là-bas

A partir d'une enquête menée auprès de la population maghrébine des clients des commerces de Belsunce, à Marseille, d'une part sur les lieux mêmes d'achat et d'autre part dans des logements sociaux à Lyon, Saint-Etienne, Valence, Avignon, Nimes, Toulouse et Perpignan, l'auteur met en évidence : 1) la réalité de plus en plus généralisée des doubles situations des migrants : plus petits statuts économiques et sociaux en France, notables dans leurs pays d'origine, grâce à des micro-investissements productifs ; 2) le rôle déterminant de la transformation de Belsunce en dispositif du type " comptoir commercial colonial méditerranéen " (au sens donné par F. Braudel à cette expression), dans cette généralisation des formes d'enrichissement là-bas, c'est-à-dire de réussite du projet migratoire originel. L'altérité radicale de l'économie souterraine de réseaux à partir de Belsunce fait, depuis quelques années, de plus en plus richesse et société bien au-delà des seuls commerçants maghrébins de Marseille et permet collectivement ce que les tentatives d'intégration françaises n'ont pu réaliser au-delà de quelques trajectoires singulières ; 3) la forte distance de cette évolution par rapport à l'influence islamiste intégriste : cette économie souterraine basée sur l'exploitation du différentiel frontalier de richesse entre nations du nord et du sud exige le développement des réseaux pluriethniques, pluriculturels, plurireligieux afin de rendre possible l'échange à partir du code d'honneur de la parole donnée, entre Turcs, Polonais, Libanais, Italiens, Maghrébins, Noirs-Africains... C'est-à-dire l'inverse des descriptions médiatiques des caractéristiques de l'altérité maghrébine actuellement en vigueur. (FRANCE, METROPOLE, IMMIGRATION, STATUT DU MIGRANT, SECTEUR INFORMEL)

96.30.4 - français - Michel PERALDI, Chargé de Recherche CNRS, URA 1265 CIREJ, Université de Toulouse Le Mirail, 104 Grande rue Saint Michel, 31058 Toulouse Cedex (France), Nouara FOUGHALI, Université de Toulouse, 340 route de Puyricard, Quartier Roussier Les Chênes, 13090 Aix-en Provence (France), et Nancy SPINOSA, Chargé d'Etudes, CERFISE, 33 rue de la Loubière, 13006 Toulouse Cedex (France)

Le marché des pauvres, espace commercial et espace public

Un autre regard peut être proposé sur la problématique du commerce ethnique et infléchir les configurations classiques de l'analyse anthropologique qui a trop souvent tendance dans ses travaux consacrés au commerce ethnique à insister sur le déterminisme des origines locales. Il implique une dimension des rapports sociaux susceptibles d'affecter le tissu social et d'aboutir à des réalisations professionnelles distinctes et différenciées selon les situations. Enfin, il suppose une déclinaison des formes de socialité que les liens " ethniques " organisent. C'est dans cette perspective méthodologique que nous avons engagé une recherche sur les initiatives économiques des commerçants du Marché aux Puces de Marseille. L'article présente le fonctionnement du dispositif économique et social des Puces : l'espace commercial où circulent les hommes et les biens marchands, l'espace public où s'organisent en une obligation de compromis des postures identitaires comme des ordres de valeur. (FRANCE, METROPOLE, IMMIGRATION, COMMERCE, ORGANISATION SOCIALE)

96.30.5 - français - Daouda KONE, Chargée d'Etudes, Université de Toulouse Le Mirail, 104 Grande rue Saint Michel, 31058 Toulouse Cedex (France)

Noirs-Africains et Maghrébins ensemble dans la ville

La présence noire africaine à Marseille, en particulier des " gens du Fleuve " Sénégal, est ancienne : elle date significativement de la première Guerre mondiale. Depuis lors les migrants se sont succédés sans interruption et le repérage des quartiers centres, tel celui de Belsunce, s'est affirmé de génération en génération, faisant " mémoire collective " avant même l'affirmation de la présence collective manifeste. La visibilisation des Noirs-Africains est, elle, très récente : elle est contemporaine de la massification de cette migration, ces cinq dernières années. Elle a été rendue possible par une grande proximité culturelle et économique avec les Maghrébins déjà présents, mais elle s'est distinguée des activités de ces derniers. Salons de coiffure, magasins de mode, restaurants communautaires ou exotiques, vente de produits vivriers africains, sont les principales activités commerciales. (FRANCE, METROPOLE, IMMIGRATION, NOIR, COMMERCE)

1995 - VOLUME 11, NUMERO 2

AMERIQUE LATINE

96.30.6 - français - Leilo MARMORA, Organizacion Internacional para las Migraciones (OIM), Avenida Callao 1033 piso 3, Buenos Aires (Argentine)

Migrations en Amérique latine, logiques politiques et intégration régionale

Alors que la mise en place d'un "nouvel ordre international" élargit la brèche entre pays développés et pays en développement, de nouvelles politiques migratoires sont élaborées en Amérique Latine. Dans leurs définitions et leurs mises en oeuvre, elles se fondent sur des logiques que l'on a cherché ici à identifier, en les rapprochant de celles du passé : logique d'approvisionnement en main-d'oeuvre, logique d'occupation du territoire, logique de protection de la population en place. Aujourd'hui, alors que l'intégration économique régionale est en cours dans trois espaces latino-américains (Groupe Andin, Amérique Centrale, Cône Sud) c'est une nouvelle logique qui s'affirme. Pourtant les propositions actuelles d'intégration économique dans chacune des régions n'ont incorporé que de façon lente et tardive le problème de la libre circulation des personnes. Dans les schémas proposés, on peut pourtant identifier trois objectifs ou perspectives d'action sur les mouvements de personnes, ainsi classés par ordre de priorité : la sécurité, le développement des transports et des industries touristiques, la régularisation des marchés du travail. (AMERIQUE LATINE, MIGRATION INTERNATIONALE, POLITIQUE MIGRATOIRE, INTEGRATION)

96.30.7 - français - Mario BOLEDA, Investigador CONICET, Universidad de Salta, GREDES (Grupo de estudios socio-demograficos), Casilla n 4, Correo Central, 4400 Salta (Argentine)

Amérique latine, terre d'émigration. Approche des processus par la migration nette

Dans cet article, l'auteur présente une vision d'ensemble des phénomènes migratoires qui caractérisent le continent américain depuis 1950, et met l'accent sur les processus d'émigration à partir de l'Amérique latine. Il fonde son analyse sur un indicateur, la migration nette, évaluée par des méthodes indirectes. L'évolution de cet indicateur pendant les trois dernières décennies est étudiée pour 25 pays latino-américains, replacés dans un cadre mondial grâce au rappel des données agrégées par continent. Parmi ces pays, les situations les plus claires d'émigration nette sont mises en valeur. C'est le cas tout d'abord des pays des Caraïbes et de l'Amérique centrale, parmi lesquels il faut souligner l'exemple de l'émigration mexicaine vers les Etats-Unis, probablement un des flux les plus importants du monde aujourd'hui. Plus au Sud, c'est aussi l'émigration nette qui caractérise la Colombie, la Bolivie et le Chili tout au long de la période d'observation. On peut aussi mentionner le cas de plusieurs pays dont les taux de migration ont fortement varié, entre bilans migratoires excédentaires et équilibrés au Venezuela et en Argentine, entre taux positifs au début de la période et négatifs à la fin comme en Uruguay. (AMERIQUE LATINE, EMIGRATION, SOLDE MIGRATOIRE, ANALYSE COMPARATIVE)

96.30.8 - français - Daniel DELAUNAY, ORSTOM-COLEF, 21 calle Abelardo Rodriguez, 22320 Tijuana (Mexique)

Familles mexicaines du pays et de l'exil

La présente étude tire profit de la simultanéité des recensements mexicains et américains au printemps 1990 pour comparer les populations mexicaines selon leur situation migratoire. L'analyse de la composition par âge et par sexe est complétée d'une estimation du sous-enregistrement des migrants omis par ces statistiques. Est ainsi mise en évidence l'ampleur de la reproduction des populations mexicaines expatriées, laquelle dépasse désormais l'intensité du flux migratoire net. Deux aspects de cette reproduction sont ensuite examinés. La fécondité des migrantes est comparée à celle des Mexicaines restées au pays et à celle des Américaines d'origine mexicaine afin de spécifier les changements provoqués par l'exil. Mais une des mutations les plus intéressantes touche aux recompositions familiales aux Etats-Unis : les unités de résidence des migrants gagnent en complexité par l'intégration de parents ou d'individus qui n'appartiennent pas à la famille nucléaire. Cela confirme l'impact des filières migratoires, mais la nature des extensions familiales suggère que la cohabitation est rendue nécessaire par la précarité économique de certains ménages, notamment monoparentaux. (MEXIQUE, ETATS-UNIS, IMMIGRANT, FAMILLE ETENDUE)

96.30.9 - français - Agustin ESCOBAR LATAPI, CIESAS-OCCIDENT, Amado Nervo N 201, Lardron de Guevara C.P 44650, Guadalajara, Jal. (Mexique)

La restructuration au Mexique et aux Etats-Unis et la migration internationale

Cet article associe quelques-unes des caractéristiques de la migration mexicaine vers les Etats-Unis à diverses époques aux formes et intensités de la restructuration économique dans les deux pays. Il suggère que les nouvelles formes d'emplois précaires et déqualifiées sont associées non seulement aux effectifs et aux caractéristiques des migrants, mais qu'elles influent sur les attitudes des populations réceptrices de ces flux, il conclut que si ne s'opèrent pas des transformations du type d'emplois que génère l'économie mexicaine, la migration vers les Etats-Unis provoquera une irritation croissante dans la classe moyenne de ce pays. (MEXIQUE, ETATS-UNIS, IMMIGRANT, IMPLICATION ECONOMIQUE)

96.30.10 - français - Jean PAPAIL et Jesùs ARROYO, INESER, Universidad de Guadalajara, Lope de Vega, n 25B, Col Los Arcos, P-44100 Guadalajara, Jal. (Mexique)

La nouvelle configuration des échanges migratoires entre le Mexique et les Etats-Unis

Les échanges migratoires entre le milieu urbain de l'Etat de Jalisco et les Etats-Unis ont subi de profondes transformations au cours des vingt dernières annèes. Elles se reflètent dans la réduction récente des flux de première migration et du solde des échanges, dans la participation croissante des femmes à ces flux, dans la diversification des activités exercées par les migrants sur leurs lieux d'origine et aux Etats-Unis. L'évolution du rapport des salaires entre les deux pays explique en bonne partie les fluctuations annuelles du nombre des mouvements de sortie des villes du Jalisco, et renforce les effets de la loi Simpson-Rodino mise en place dans le pays frontalier dans la seconde moitié des années 80. La migration se traduit par d'importants transferts de devises qui sont en majeure partie utilisées à l'entretien des familles des migrants ; par un glissement du salariat vers l'entreprenariat, et des secteurs primaire et secondaire vers le tertiaire, lors de la ré-installation des migrants dans leur ville d'origine. (MEXIQUE, ETATS-UNIS, IMMIGRATION, TENDANCE DE LA MIGRATION, SYSTEME ECONOMIQUE)

96.30.11 - français - Geneviève CORTES, 11 rue de Terrare, 34000 Montpellier (France)

L'émigration rurale dans les vallées inter-andines de Bolivie

Inscrite dans une vieille tradition nationale, l'émigration rurale connaît une importance croissante dans les vallées inter-andines de Bolivie. Les crises contemporaines que vit le pays et les politiques d'immigration des pays d'accueil favorisent le maintien des flux vers l'Argentine et font apparaître de nouvelles destinations : les Etats-Unis et, plus récemment, Israël et le Japon. Dans ces campagnes boliviennes, les revenus de l'émigration constituent le principal moteur des économies familiales et sont à la source de dynamiques de développement de l'espace local. En même temps, l'émigration entraîne un processus de différenciation socio-économique au sein des communautés villageoises. Elle fragilise le système alimentaire familial et augmente les risques nutritionnels des populations qui restent en marge du système migratoire. A ces mutations s'ajoutent une forte déstructuration socioculturelle qui affecte la cohésion communautaire des sociétés locales. (BOLIVIE, EMIGRATION, LIEU DE DESTINATION, DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, ALIMENTATION, CHANGEMENT SOCIAL)

96.30.12 - français - Adela PELLEGRINO, Programa de poblacion de la Facultad de Ciencias Sociales, Universidad de la Republica, Minas 1483, piso 3, Montevideo (Uruguay)

La propension des jeunes à émigrer : le cas de l'Uruguay

Dans cet article, nous présentons le cas de l'Uruguay comme pays d'émigration, sur la base des résultats de l'Enquête Nationale sur la Jeunesse, dont une partie est destinée à l'étude de la propension migratoire. Le quart des jeunes uruguayens se propose d'aller vivre à l'étranger, du moins temporairement. Il s'agit surtout de jeunes appartenant aux foyers de revenus moyens et moyens-élevés, qui se proposent d'émigrer "à la recherche d'un meilleur avenir". L'enquête montre l'importance qu'il faut donner dans l'analyse de la migration internationale aux éléments de nature culturelle et à ceux qui permettent d'évaluer l'incidence des aspirations de mobilité sociale ou d'amélioration du mode de vie. Tous ces aspects doivent être replacés dans le contexte général du processus de globalisation économique et culturelle dans lequel les références sont celles du monde développé. (URUGUAY, EMIGRATION, JEUNESSE)

96.30.13 - français - Dora Estela CELTON, CONICET-UNIC, Santiago Caceres 2367, B Colinas de Velez Sarsfield, 5016 Cordoba (Argentine)

Plus d'un siècle d'immigration internationale en Argentine

A partir du milieu du XIXe siècle, l'Argentine a été, comme les Etats-Unis et le Brésil, une des principales destinations de l'émigration transocéanique européenne. Dans ce pays presque dépeuplé (l.700.000 habitants en 1869), on a assisté à l'arrivée de plus de six millions de personnes, ce qui a entraîné des transformations radicales de la structure socio-économique du pays. Après la crise des années trente, les effets d'un développement fondé sur l'exportation de produits agricoles s'épuise, et la décélération de la croissance économique se combine à l'instabilité politique pour entraîner la diminution des flux migratoires, malgré la dernière reprise de 1945-1952. A cette diminution de la migration internationale correspond un important changement des lieux d'origine. Depuis le début des années 50, la proportion des immigrants venus des pays limitrophes s'accroît, pour représenter 87 % de la migration nette pendant la décennie suivante. Pourtant, dans la population résidante, les étrangers des pays non limitrophes continuent à représenter plus de la moitié de l'ensemble. Dans ce contexte historique, l'article analyse les politiques migratoires des gouvernements argentins successifs, ainsi que la distribution spatiale des migrants et leur insertion dans le marché du travail. (ARGENTINE, IMMIGRATION, HISTOIRE, CHANGEMENT SOCIAL, POLITIQUE MIGRATOIRE)

96.30.14 - français - Alicia MAGUID, CONICET-INDEC, Moldes 2843, 1428 Buenos Aires (Argentine)

L'immigration des pays limitrophes dans l'Argentine des années 90, mythes et réalités

La croissance démographique de l'Argentine est le résultat de flux migratoires, venus d'Europe, qui se sont prolongés de 1870 au milieu de ce siècle. Les courants d'originaires des pays limitrophes (Brésil, Bolivie, Chili, Paraguay, Uruguay) ont aussi une longue tradition historique, mais ne sont devenus dominants que depuis les années 1960, avec le tarissement des flux d'outre mer. Récemment, parallèlement à la détérioration de la situation de l'emploi, quelques manifestations de xénophobie envers ces originaires des pays voisins sont apparues. On a attribué à ces immigrants la responsabilité de la croissance du chômage et de la pauvreté, ainsi que d'autres problèmes sociaux. A partir de l'analyse de l'évolution récente de cette migration et de la place des immigrants limitrophes sur le marché du travail, cet article veut démontrer l'écart qui sépare ces affirmations de la réalité. L'Argentine, qui se trouve aujourd'hui au début d'un processus d'intégration régionale avec le MERCOSUR, devra inéluctablement résoudre la question de la libre circulation des personnes pour dépasser la contradiction apparente entre l'exigence de mobilité des différents facteurs de production et les conceptions nationalistes de la force de travail. (ARGENTINE, IMMIGRATION, LIEU D'ORIGINE, MARCHE DU TRAVAIL)


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