Japon (Tokyo) 32
JINKO MONDAI KENKYU
JANVIER 1995 - VOLUME 50, NUMERO 213
96.32.1 - japonais - Kiyosi HIROSIMA et Fusami MITA
Tendances récentes de la fécondité différentielle par préfecture (p. 1-30)
Les auteurs proposent de mesurer la fécondité légitime du moment à partir des taux cumulés de fécondité légitime, ceux-ci présentant parfois une tendance différente de celle des taux de fécondité légitime par âge. Leur taux de fécondité des personnes mariées au moins une fois est défini comme le rapport de la somme des naissances réduites à la somme des premiers mariages réduits, reflétant le fait que la fécondité japonaise est fortement influencée par la nuptialité. En utilisant ce paramètre, les auteurs comparent la fécondité des régions de Tokyo et d'Osaka à celle des autres préfectures japonaises. Ils attribuent la faible descendance finale observée dans les grandes villes non pas tant à la plus grande fréquence du travail féminin qu'à la moindre fréquence du mariage et de la procréation chez les femmes qui travaillent. Les bas niveaux de la fécondité générale, de la proportion des personnes mariées et de la fécondité légitime leur semblent imputables aux conditions particulièrement difficiles qui règnent dans les préfectures fortement urbanisées à l'égard du mariage, de la procréation et de l'élevage des enfants, en particulier les lourdes contraintes en matière de conditions de travail, de logement, de garde des enfants et d'éducation. (JAPON, DEMOGRAPHIE REGIONALE, FECONDITE DIFFERENTIELLE, MEGALOPOLE)
96.32.2 - japonais - Hisashi INABA
Estimations des tendances du sida et du nombre de personnes infectées par le VIH au Japon (p. 31-44)
Dans cet article, l'auteur examine les tendances du nombre de cas de sida et du nombre de personnes infectées par le VIH au Japon, à partir des données du système de surveillance du sida. Il constate que l'incidence cumulée du sida a augmenté de manière exponentielle depuis que le système de surveillance a été instauré en mai 1989. Il estime que le nombre de nouvelles personnes infectées croît également de manière exponentielle. Cela signifie qu'au Japon, le sida se situe dans la phase exponentielle qu'ont connue les pays européens à la fin des années 1980. Dans un second temps, l'auteur développe une méthode d'estimation du nombre de personnes infectées par le VIH dans la phase exponentielle, avec plusieurs variantes. Les résultats mènent à conclure que le nombre de personnes infectées est d'environ 10 (modèle I) à 17 fois (modèle IV) supérieur à l'incidence cumulée du sida au Japon. Il y aurait alors au Japon entre 3 200 et 5 200 personnes séro-positives (plus 1 800 infectées par du sang contaminé) ; mais ces nombres sont sans doute encore sous-estimés. (JAPON, SIDA, ESTIMATION, METHODOLOGIE)