Etats-Unis (New York) 76 INTERNATIONAL FAMILY PLANNING PERSPECTIVES
JUIN 1995 - VOLUME 21, NUMERO 2
96.76.1 - anglais - Teresa CASTRO MARTÍN, UN Population Division, New York (E.-U.), et Fátima JUÁREZ, Centre for Population Studies, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres (R.-U.)
L'impact du niveau d'instruction des femmes sur la fécondité en Amérique latine : recherche d'explications (The impact of women's education on fertility in Latin America: Searching for explanations) (p. 52-57)
Selon les données des Enquêtes démographiques et de santé de neuf pays d'Amérique latine, les femmes analphabètes ont en moyenne 6 ou 7 enfants, tandis que celles qui ont un niveau d'instruction plus élevé n'en ont que 2 ou 3, soit aussi peu que les femmes des pays développés. Mais, à côté de cette grande différence de fécondité réelle, la fécondité souhaitée est étonnamment homogène chez les femmes de tous les niveaux d'instruction. Les femmes les moins instruites et les plus instruites s'accordent sur la norme de la famille réduite, mais on observe entre ces deux groupes des écarts de l'ordre de 20 à 50 points de pourcentage dans les taux de pratique de la contraception. Les femmes instruites sont mieux informées et ont un statut socio-économique plus élevé et des attitudes moins fatalistes en matière de procréation que les autres. Les résultats d'une analyse de régression montrent que c'est par l'intermédiaire de ces facteurs cognitifs, économiques et comportementaux que s'exerce l'influence du niveau d'instruction sur les comportements reproducteurs ; ainsi s'expliquent en partie les grands écarts de fécondité observés entre femmes de divers niveaux d'instruction. (AMERIQUE LATINE, FACTEUR DE LA FECONDITE, FECONDITE DIFFERENTIELLE, NIVEAU D'ENSEIGNEMENT)
96.76.2 - anglais - Siân L. CURTIS et Ian DIAMOND, Department of Social Statistics, University of Southampton (R.-U.)
Quand la fécondité paraît trop élevée en regard du niveau de pratique de la contraception : étude de cas sur le nord-est brésilien (When fertility seems too high for contraceptive prevalence: An analysis of Northeast Brazil) (p. 58-63)
Selon les équations de régression classiques qui lient l'indice conjoncturel de fécondité au taux de pratique de la contraception, l'indice de 5,5 naissances par femme observé au nord-est du Brésil lors de l'Enquête démographique et de santé de 1986 dépasserait de 1,6 naissance la valeur attendue sur la base du taux de pratique de la contraception de l'époque. Une étude exploratoire des raisons qui peuvent expliquer un niveau de fécondité supérieur aux attentes impute 0,6 naissance " excédentaire " au délai que nécessite l'augmentation récente de l'utilisation de la contraception pour produire ses effets, et 0,6 au fait que l'allaitement maternel a un effet réducteur particulièrement faible sur la fécondité dans cette région. Le schéma de nuptialité joue un rôle moins important, mais explique encore les trois quarts de la différence restante entre fécondité observée et fécondité attendue. (BRESIL, TENDANCE DE LA FECONDITE, NOMBRE D'ENFANTS DESIRE, PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION)
96.76.03 - anglais - Jane T. BERTRAND, School of Public Health and Tropical Medicine, Tulane University, New Orleans, LA (E.-U.), Karen HARDEE, Family Health International, Research Triangle Park, NC (E.-U.), Robert J. MAGNANI, School of Public Health and Tropical Medicine, Tulane University, New Orleans, LA (E.-U.), et Marcia A. ANGLE, International Training Program in Health, University of North Carolina, Chapel Hill, NC (E.-U.)
Les problèmes d'accessibilité, de qualité des soins et d'obstacles médicaux dans les programmes de planning familial (Access, quality of care and medical barriers in family planning programs) (p. 64-69)
L'accessibilité des services de planning familial, la qualité des soins et les obstacles médicaux sont les déterminants essentiels de l'adoption de la contraception. Selon le degré d'accessibilité, les gens entrent plus ou moins aisément en contact avec les services de planning familial, tandis que la qualité des soins influe fortement sur la décision d'adopter une méthode contraceptive et sur les raisons de ne pas l'abandonner. Les obstacles médicaux sont des politiques ou des pratiques scientifiquement injustifiables, basées au moins partiellement sur des arguments médicaux, qui visent à détourner les demandeurs de la méthode contraceptive qu'ils préfèrent ou à leur imposer des contraintes inutiles pour accéder aux services de planning familial. Dans le passé, on a reproché aux stratégies internationales de planning familial d'accorder trop d'importance à l'accessibilité des services et aux quantités de contraceptifs distribuées. Les conditions sont réunies aujourd'hui pour poursuivre simultanément l'amélioration de l'accessibilité et celle de la qualité, et pour étudier scientifiquement les liaisons entre accessibilité, qualité des soins et obstacles médicaux. (PROGRAMME DE PLANNING FAMILIAL, PRATIQUE DE LA CONTRACEPTION)
96.76.04 - anglais - Cornelis VANDERPOST
Les conditions préalables à une politique de population au Botswana (Preconditions for a population policy in Botswana) (p. 70-74)
Le Botswana est généralement considéré comme un modèle de croissance économique et de démocratie en Afrique, mais, comme d'autres pays de ce continent, il connaît une croissance démographique rapide qui, au taux de 3 % l'an, menace de réduire à néant l'élévation du niveau de vie. Pourtant, la politique démographique ne figure pas parmi les principales priorités du gouvernement. Malgré le grand développement des infrastructures sanitaires, la faible mortalité infantile et les taux élevés d'alphabétisation, il reste encore d'autres conditions à remplir pour que la mise en oeuvre d'une politique de population efficace soit possible. La diffusion d'attitudes favorables à la famille réduite et la volonté des responsables politiques de s'engager dans des politiques à long terme ne sont sans doute pas encore suffisantes, et les problèmes socio-économiques liés à la rapidité de la croissance démographique ne sont peut-être pas encore assez graves, pour décider le gouvernement à faire quelque chose. (BOTSWANA, POLITIQUE DEMOGRAPHIQUE, ACCROISSEMENT DE LA POPULATION)