JOURNAL OF MARRIAGE AND THE FAMILY 1998

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93 JOURNAL OF MARRIAGE AND THE FAMILY, Novembre 1998, vol. 60, n° 4

00.93.1 - ALDOUS, Joan ; MULLIGAN, Gail M. ; BJARNASON, Thoroddur.

L'évolution de la paternité : quels sont les facteurs qui interviennent ? [Fathering over time: What makes the difference?].

Les auteurs examinent le degré de participation des pères à l'élevage de leurs jeunes enfants et les facteurs qui l'influencent. Les données sont celles des Enquêtes nationales sur les familles et les ménages de 1987-1988 et 1992-1993, ce qui permet d'étudier l'évolution du phénomène. L'échantillon ne comprend que des familles blanches composées du père, de la mère et d'au moins un enfant de moins de 5 ans à la date de la première enquête. L'analyse contrôle le nombre d'enfants dans la famille et le sexe de l'enfant qui fait l'objet de l'étude. Sur la base de certaines théories et des résultats d'études antérieures, les auteurs relient l'implication du père dans l'élevage de son enfant à son degré de participation aux tâches ménagères, à la manière dont il joue son rôle dans le couple, à ses conceptions sur les rôles respectifs de l'homme et de la femme, à sa perception du partage (équitable ou non) des tâches ménagères et au temps que la mère consacre à l'enfant. L'analyse porte aussi sur les heures de travail de chaque conjoint à l'extérieur et sur leurs revenus respectifs. Les résultats montrent que les horaires de travail de certains pères les empêchent de s'occuper de leurs jeunes enfants, mais que, s'ils ont commencé à s'en occuper, ils continuent. Il y a une association positive entre le temps que la mère consacre à l'enfant et l'implication du père. Le père s'occupe généralement plus de son fils que de sa fille. Les auteurs situent leurs résultats dans un contexte théorique.

Anglais - pp. 809-820.

J. Aldous, G. M. Mulligan et T. Bjarnason, Department of Sociology, 325 O'Shaughnessy, University of Notre Dame, Notre Dame, IN 46556, E.-U.

joan.aldous.1@nd.edu.

(ETATS-UNIS, CHARGES DE FAMILLE, PERE, ENFANT.)

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00.93.2 - GLASS, Jennifer.

La libération de la femme, les difficultés économiques ou la peur de l'étranger : qu'est-ce qui amène les pères à s'occuper de leur bébé dans les ménages à deux revenus ? [Gender liberation, economic squeeze, or fear of strangers: Why fathers provide infant care in dual-earner families].

Tandis que la famille à deux revenus devient la structure dominante parmi les familles qui ont des enfants à charge, les démographes observent une augmentation du nombre de familles qui évitent de payer quelqu'un pour s'occuper de leurs enfants en impliquant davantage le père. Le nombre de couples mariés dans lesquels au moins un des deux conjoints travaille à horaire décalé est en hausse depuis quelques années ; ceci permet aux parents de combiner leurs horaires de travail de manière à réduire le recours à quelqu'un d'extérieur pour garder les enfants. L'auteur étudie le cas des familles dans lesquelles le père prend en charge le bébé quand la mère reprend son travail après son congé de maternité. Elle mesure le temps consacré à l'enfant par le père pendant que la mère est au travail, examine le recours simultané à d'autres solutions et évalue les économies ainsi faites par la famille. Elle explore enfin les principales raisons qui poussent les familles à confier le soin de l'enfant à son père plutôt qu'à un autre membre de la famille ou à une personne rémunérée.

Anglais - pp. 821-834.

J. Glass, Department of Sociology, University of Iowa, W140 Seashore Hall, Iowa City, IA 52242, E.-U.

jennifer_glass@uiowa.edu.

(MENAGE AVEC DEUX REVENUS, ELEVAGE DE L'ENFANT, PERE, TRAVAIL FEMININ, HORAIRE.)

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00.93.3 - SOUTH, Scott J. ; CROWDER, Kyle D.

Les facteurs qui facilitent ou entravent la mobilité résidentielle des mères célibataires [Avenues and barriers to residential mobility among single mothers].

Les auteurs combinent des données longitudinales de l'Enquête permanente américaine sur la dynamique des revenus avec des données de recensement au niveau local pour étudier la mobilité résidentielle des mères célibataires entre les quartiers pauvres et les autres quartiers. Le mariage et l'emploi favorisent la migration d'un quartier pauvre vers un quartier de meilleur standing, mais l'âge et la propriété du logement freinent ce mouvement. Même en contrôlant de nombreuses variables, les mères célibataires afro-américaines ont beaucoup moins de chances que leurs homologues d'une autre race de quitter un quartier pauvre et beaucoup plus de risques d'emménager dans un quartier pauvre. Ni le bénéfice des allocations familiales ni la co-résidence avec un autre adulte ne réduisent sensiblement la probabilité pour une mère célibataire de quitter un quartier pauvre pour un meilleur environnement.

Anglais - pp. 866-877.

S. J. South, Department of Sociology, State University of New York at Albany, Social Science 340, Albany, NY 12222, E.-U.

s.south@albany.edu ; crowder@cc.wwu.edu.

(ETATS-UNIS, MERE CELIBATAIRE, MOBILITE RESIDENTIELLE, RACE, PAUVRETE.)

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00.93.4 - DOWNEY, Douglas B. ; AINSWORTH-DARNELL, James W. ; DUFUR, Mikaela J.

Sexe du chef de famille et bien-être des enfants dans les familles monoparentales [Sex of parent and children's well-being in single-parent households].

Les femmes et les hommes ont-ils des manières spécifiques distinctes de contribuer au bien-être des enfants ? Si oui, on doit constater des différences importantes entre les enfants élevés par une mère célibataire et les enfants élevés par un père célibataire. Mais on n'a encore rien pu démontrer jusqu'à présent, faute de données assez détaillées et généralisables. Les auteurs procèdent ici à cette comparaison en exploitant les données de 1990 de l'Enquête nationale longitudinale sur l'éducation et celles des Enquêtes sociologiques générales de 1972 à 1994. Les résultats montrent comment les pères célibataires et les mères célibataires se distinguent, souvent dès avant d'avoir un enfant, mais n'indiquent pas nettement si les enfants sont plus heureux ou développent des caractéristiques particulières dans l'une ou l'autre forme de famille. Pour les auteurs, les théoriciens ont exagéré le rôle du sexe du parent célibataire dans le développement de l'enfant au lieu d'approfondir les explications plus structurelles de l'association entre bien-être et structure familiale.

Anglais - pp. 878-893.

D. B. Downey, J. W. Ainsworth-Darnell et M. J. Dufur, Department of Sociology, The Ohio State University, 300 Bricker Hall, 190 North Oval Mall, Columbus, OH 43210, E.-U.

downey.32@osu.edu.

(ETATS-UNIS, FAMILLE A PARENT UNIQUE, BIEN-ETRE, DIFFERENCE ENTRE SEXES.)

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00.93.5 - JOHNSON, David R. ; ELLIOTT, Lisa A.

Le mode d'échantillonnage affecte-t-il l'analyse des données de l'Enquête Nationale sur les Familles et les Ménages ? [Sampling design effects: Do they affect the analyses of data from the National Survey of Families and Households?].

La plupart des grandes enquêtes nationales, comme l'Enquête Nationale sur les Familles et les Ménages (NSFH), reposent sur des échantillons stratifiés en grappes. Ces modes d'échantillonnage complexes ont des implications pour les techniques d'analyse des données. Les marges d'erreur calculées sans tenir compte des particularités du mode d'échantillonnage sont souvent trop étroites et peuvent conduire à des inférences douteuses. Les auteurs évaluent les effets du mode d'échantillonnage dans le cas d'une série de variables de la NSFH de 1988 ; ils présentent des exemples de calcul, univariés et multivariés, portant sur le revenu du ménage et le bien-être conjugal comme variables dépendantes. Ils examinent également les logiciels statistiques qui fournissent des marges d'erreur dans le cadre d'échantillonnages complexes, et évoquent divers problèmes liés à la pondération et à l'analyse des sous-échantillons.

Anglais - pp. 993-1001.

D. R. Johnson et L. A. Elliott, Department of Sociology, University of Nebraska, Lincoln, NE, E.-U.

djohnson@unl.edu.

(ETATS-UNIS, METHODOLOGIE, RASSEMBLEMENT DES DONNEES, ENQUETE PAR SONDAGE, ERREUR D'ECHANTILLONNAGE.)

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00.93.6 - RAYMO, James M.

Des mariages plus tardifs ou plus rares ? L'évolution de la nuptialité des Japonaises [Later marriages or fewer? Changes in the marital behavior of Japanese women].

Exploitant des données transversales agrégées provenant des derniers recensements et des enquêtes sur les salaires, l'auteur leur applique des modèles de nuptialité par âge afin d'examiner si l'évolution rapide des comportements des Japonaises face au mariage reflète un report du mariage ou une montée du célibat définitif. Il constate que plus le salaire et le niveau d'instruction des femmes sont élevés et plus la génération est récente, plus la proportion des femmes mariées entre 30 et 34 ans est faible, ce qui conforte la thèse de la montée du célibat. La population japonaise étant promise à un vieillissement rapide, la procréation hors mariage étant rare, et les formes familiales alternatives au mariage étant à peu près inexistantes, la hausse de la proportion des célibataires définitives devrait avoir de grandes conséquences sociales, économiques et démographiques.

Anglais - pp. 1023-1034.

J. M. Raymo, Department of Sociology and Population Studies Center, University of Michigan, 1225 South University Avenue, Ann Arbor, MI 48104, E.-U.

jraymo@umich.edu.

(JAPON, FEMME, NUPTIALITE, AGE AU MARIAGE, CELIBAT DEFINITIF.)

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